vendredi 18 avril 2008

Le retour de la vengeance du come-back III : épisode final

(d'abord, avant toute chose, je t'emmerde, Seb)

Ceci étant dit, ben .... "re"

Alors voyons, comment résumer 2 mois en un billet ? Facile, suffit qu'il soit long (CMB, si j'ose dire).

En premier dans l'ordre dans lequel ça me revient (qui a donc peu de chances d'être l'ordre chronologique), il y a eu le concert de Mr Roux à Rennes. Pour ceux qui se rappellent plus, Monsieur Roux, c'est ça :

free music

Concert extra, malgré le son très moyen (vieille salle rennaise), l'alcoolique de service qui braille dans le public, les deux vieux qui se galochent et le grand con qui a pas pu s'empêcher de s'asseoir devant ma "petite" amie (patapey). Des chansons inédites abominables (vivement le deuxième album), un humour caustique (et local, ils sont rennais ^^), de la présence sur scène, rien à demander de plus.

Ensuite, j'ai eu 22 ans. Pour répondre une bonne fois pour toute à la sempiternelle question : Ca fait comme l'année dernière, mais un an après. Merci à ceux qui ont pensé à me le souhaiter (même toi Turlutte, soyons fous :p). J'ai eu un magnifique bouquin sur les Années Dorothée, le genre de trucs à feuilleter entre amis pour partir dans un délire nostalgique sur les dessins animés de notre enfance.

Après, j'ai vu ça, et j'ai ri.


Chuck norris facts
envoyé par mozinor

J'aime bien rire.

J'ai acheté l'album de Renan Luce, et rapidement appris par coeur à force de l'écouter.

free music

Encore un bon breton ça, quelle terre exceptionnelle ! Bien sûr, puisque je n'en suis pas natif, cela prouve que d'autres régions peuvent accoucher de prodiges de la nature (faut parfois s'avoir s'appliquer la pommade à soi-même, mais demandez un coup de main aux autres de temps en temps. Pour le dos.) mais quand même, que de génies.

Sinon, là, tout de suite, je tape de la main gauche en mangeant des pistaches de la droite et de la bouche.

Beuareuh à tous.

(pas si long que ça en fait ce billet, mais je ne tolèrerais aucune remarque sur la pertinence de l'acronyme précédemment utilisé)

mercredi 13 février 2008

Des jours comme ça

9H30, arrivée à Bazouges la Pérouse, Ille-et-Vilaine, 35. Bazouges la Pérouse, c'est le bled que tout le monde connaît dans le coin, étant donné le nom pourri. Mais personne sait ou c'est.

Enfin bon, moi, on me dit d'y aller, j'y vais. De me lever plus tôt pour y être à 9H30, je le fais. Je suis payé pour ça quand même.

Donc, 9H30, j'y suis, et je trouve pas le client. Bon, ça arrive, je les appelle.
"Bonjour, je ne trouve pas votre site.
- Vous êtes bien à Bazouges ?
- Oui, dans le centre.
- Très bien, alors vous partez de l'église, direction "Kran", vous verrez un garage à votre droite, c'est la rue suivante à gauche, dans un quartier résidentiel.
- Ok, merci, à tout de suite."

Hop, je prends la direction "Cran" à partir de l'église, je passe le garage à droite, je prends la suivante à gauche, quartier résidentiel, je tourne un peu et... pas de client en vue.

Marde, marde, marde, c'est quoi ce délire ?

Je jette un oeil à ma fiche d'intervention, et là, à côté de Bazouges la Pérouse, je vois "53200".

Putaaaaaaaain. Deux clics sur le GPS, 53200, Bazouges, Mayenne, 2H de route.

Mais bordeeeeel Bazouges la Pérouse c'est pas Bazouges, d'ailleurs même Bazouges la Pérouse c'est pas Bazouges la Pérouse, ça ressemble à rien, c'est le trou du cul du 35. Comment le sudiste qui a rempli la fiche a pu tomber sur le nom de ce bled ?

"Allo, j'ai un ptit souci, yavait une erreur sur la fiche, je suis pas dans la bonne ville.
- Ah, ça arrive tout le temps, vous devez être à Bazougers, c'est à 15 kilomètres.
- Euh non, je suis à Bazouges la Pérouse, 150 bornes.
- gros blanc -
- Donc on va dire ... report pour 14H cet après midi ?
- Ok"

Si Bazouges la Pérouse est le trou du cul de l'Ille-et-Vilaine, Bazouges est celui de la Mayenne. La confusion était donc tentante, rien ne ressemble plus à un trou du cul qu'un autre trou du cul. Enfin si, le trou du cul jumeau du premier y ressemble plus, mais passons.

Comble de coïncidence, le site client se trouvait route de "Craon" à partir de l'église, puis première rue de gauche après avoir laissé le garage sur sa droite. Tant de similitude, ça ne s'invente pas.

Je vous passe les 2H de trajet Bazouges -> Bazouges, les 4H d'install, les re-2H de retour chez moi, pour une fois que j'étais vaguement pressé pour récup ma chérie à la sortie du boulot (sortie effectuée avec 45 minutes de retard, me forçant finalement à attendre comme un con dans la voiture, ya vraiment des jours comme ça...).

Heureusement, c'était hier. Ce matin, j'ai eu droit à un remontant, via l'intervention la plus stupide de l'année naissante : on me signale une imprimante avec alimentation électrique HS, je découvre un cable à moitié débranché... je le renfonce, ça redémarre, dépannage en 3 secondes chrono, trop fort le mec !

Plus qu'à attendre Seb qui galère chez son client pour pouvoir enfin aller manger. Commence à se faire faim.

vendredi 25 janvier 2008

Philosophie cacaotée

Ya des fois, on a envie de sortir un truc philosophique, intelligent, profond. On a un début de maxime qui pourrait rester dans les annales (ou bien finir dans ses parties homonymes, si la qualité n'est pas au rendez-vous) :

La vie, c'est comme un moka...

Mais il arrive aussi qu'on soit vendredi, affalé dans un fauteuil à boire un moka en état de semi-coma (l'auteur, pas le moka), pas particulièrement porté sur la créativité proverbiale, et que tout ce qui sorte, ce soit ça :
... une couche de chantilly sur du chocolat chaud.
C'est pas grave, Seb, au moins, le café était gratuit.

Jamais 203

Crescendo du jour :



Je viens de retrouver le 3ème "instant". C'est quand la plaque d'immatriculation de la Fiat Panda que je suivais s'est mise à causer en 1337 5p34k pour confirmer mon opinion sur cette voiture :




(désolé pour la plaque texane, pas trouvé de générateur de plaques françaises)
Sur ce, bonne nuit.

lundi 21 janvier 2008

Third person life

Ces derniers jours, j'ai eu droit à quelques instants étranges, de ces moments qui se créent dans la solitude et la fatigue grâce à un déclic qui peut être aussi minime que ridicule.

Comme quand j'étais petit et que j'imaginais, en écoutant la musique dans la voiture, faire partie d'une série tv à la con.

Un simple déclic, quand le pas d'un piéton titubant sur le passage clouté s'est parfaitement synchronisé au rythme du morceau qui passait dans mon autoradio. J'ai pu m'accorder une bonne minute de délire, me forçant inconsciemment à faire correspondre les claquages de portière et autres clignotants de twingo au tempo de ce cher Mika qui fait monter en Monsieur L. des envies de frapper des trucs friables (pas fou le mec).

Ou quand ce foutu GPS a affiché la sortie "Le Sépulcre", me faisant alors comprendre qu'il s'agissait ni plus ni moins de l'équivalent IRL des minimaps jeuvidéoesques si chères à mon coeur (enfin surtout à mon cerveau d'homme dénué de tout sens de l'orientation, capable de se perdre dans un parking souterrain)(ce qui explique le fait je me sente si bien dans ma voiture)(pour les curieux, la sortie Le Sépulcre se situe entre Saint Brieuc et Guingamp)(Oui, j'inaugure les parenthèses en guirlande, un résidu des fêtes de noyel).

Evidemment, j'ai oublié le troisième en route, comme toujours. On se refait pas, on se contente de gagner en épaisseur.